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Rééducation sensorimotrice : pourquoi séparer cognition et motricité nuit à nos pratiques

Rééducation sensorimotrice : pourquoi séparer cognition et motricité nuit à nos pratiques
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10 juillet 2026 · Rebecca Bardet

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Depuis Descartes, l’Occident sépare le corps et l’esprit. Cette dichotomie continue d’imprégner la formation des professionnels de santé, y compris en kinésithérapie et en rééducation sensorimotrice. On traite d’un côté le moteur, de l’autre le cognitif. On adresse le patient tantôt au kinésithérapeute, tantôt au neuropsychologue, comme si son cerveau se scindait en deux compartiments étanches.

Pourtant, depuis 30 ans, les neurosciences comportementales et l’apprentissage moteur nous disent l’inverse : motricité et cognition sont indissociables. Chaque geste, chaque apprentissage, chaque récupération après une lésion mobilise conjointement ces deux dimensions.

 

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Continuer à les séparer dans nos prises en charge, c’est se priver de la moitié du levier thérapeutique.

Cet article synthétise les données scientifiques récentes sur les liens entre cognition et motricité, et propose des pistes concrètes pour intégrer cette réalité dans votre pratique clinique quotidienne — que vous soyez kinésithérapeute, psychomotricien ou ergothérapeute en neuropédiatrie, en douleur chronique, ou en rééducation adulte.

 

Lecture : 3 min

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Rééducation sensorimotrice :

pourquoi séparer cognition et motricité

nuit à vos patients (et à votre pratique)

Ce que les neurosciences révèlent sur l’efficacité réelle de la rééducation sensorimotrice — et pourquoi il est temps de repenser nos approches.

Motricité et cognition : deux visages d’un même processus

Le mythe de l’action motrice « pure »

L’idée qu’un geste puisse être purement moteur, sans dimension cognitive, ne tient pas face aux données actuelles. Comme le rappellent Atkinson-Clement et ses collègues (2015), tout acte moteur — à l’exception des réflexes purs — relève d’une commande consciente, donc d’un acte nécessairement cognitif.

Prenons l’exemple de la marche. On la considère spontanément comme « automatique », comme un acquis stable qui ne demande plus d’attention. C’est vrai chez l’adulte jeune en bonne santé. Mais dès qu’on y ajoute une seconde tâche — parler, calculer, mémoriser — les performances se dégradent.

Une revue de la littérature (Yogev et al., 2009) a analysé 25 études de double tâche marche + cognition. Les résultats sont sans appel :

  • Dans 44 % des études : la marche ET la performance cognitive se dégradent simultanément

  • Dans 32 % : seule la performance cognitive se dégrade

  • Dans 24 % : seule la marche se dégrade

  • Dans aucune étude, les deux tâches ne sont préservées

Autrement dit : la marche mobilise en permanence des ressources cognitives, notamment attentionnelles et exécutives. Elle n’est jamais totalement automatique.

L’effet « Stop walking when talking »

Ce phénomène est particulièrement documenté dans la maladie de Parkinson. Les patients doivent s’arrêter de marcher pour parler, tant les ressources cognitives disponibles sont limitées (Beauchet et al., 2009). Chez la personne âgée, ce même mécanisme est un prédicteur des chutes (Rapport et al., 1998 ; Laessoe et al., 2008).

Ce que cela nous dit, cliniquement, c’est que dès qu’un patient présente une atteinte motrice ou cognitive, l’autre sphère est probablement co-touchée — même si elle n’apparaît pas au bilan initial.

 

Ce que les neurosciences révèlent sur l’apprentissage moteur

Le paradoxe de l’attention consciente

Thon et collaborateurs (2016) apportent une nuance essentielle : les processus cognitifs ne jouent pas tous le même rôle dans l’apprentissage moteur.

Quand un patient réfléchit avant le mouvement (planification, imagerie mentale, représentation du but), la cognition aide. Quand il analyse après le mouvement (traitement de l’erreur, ajustement, mémorisation), la cognition aide encore.

Mais quand la conscience cherche à contrôler le déroulement du geste pendant son exécution, elle perturbe l’automatisation motrice.

C’est ce que les auteurs appellent le dualisme fonctionnel entre l’esprit cognitif et le corps sensorimoteur. Le patient qui se demande en marchant « a quelle hauteur est mon pied maintenat ? » enjambe moins bien l’obstacle que celui qui se concentre juste sur l’enjambement sans analyser le mouvement.

Le focus attentionnel externe : un levier sous-utilisé

L’un des enseignements les plus robustes de la recherche des 25 dernières années concerne la focalisation attentionnelle. Deux modes coexistent :

  • Le focus interne : l’attention porte sur le corps, les muscles, les sensations produites par le mouvement

  • Le focus externe : l’attention porte sur un but, un objet, une cible extérieure au corps

Les études montrent, avec une remarquable constance, que le focus externe améliore la performance et l’apprentissage moteur, chez les sujets sains comme chez les patients parkinsoniens (Landers et al., 2005) et chez les enfants présentant un TDA/H (Saemi et al., 2013).

Concrètement, dans une tâche d’équilibre sur stabilomètre, demander au patient de maintenir horizontaux des repères posés à côté de ses pieds fonctionne mieux que de lui demander de garder ses pieds horizontaux. Plus la distance entre les repères et le corps est grande, plus l’effet est bénéfique.

« La focalisation de l’attention sur le but de l’action permet aux processus perceptivo-moteurs de se dérouler de façon autonome, naturelle et automatique. »

Ce principe est fondamental en rééducation. Il explique pourquoi les jeux orientés-tâche fonctionnent mieux que les exercices analytiques répétés. Il explique aussi pourquoi la conscience excessive du corps, chez les patients douloureux chroniques ou kinésiophobes, entretient les dysfonctionnements moteurs.

Le « challenge point » : ni trop facile, ni trop difficile

Un autre concept clé de l’apprentissage moteur est celui du challenge point (Guadagnoli & Lee, 2004). L’apprentissage est optimal quand la difficulté de la tâche correspond à un point critique :

  • Trop facile : le patient réussit systématiquement, aucune information nouvelle ne peut être extraite

  • Trop difficile : le patient échoue systématiquement, aucune information exploitable non plus

  • Juste au niveau optimal : le patient réussit parfois, échoue parfois, et son système nerveux peut ajuster

Ce niveau optimal évolue avec les progrès du patient. C’est pourquoi la rééducation stéréotypée, avec les mêmes exercices répétés à l’identique, atteint rapidement ses limites : elle sort du challenge point et cesse de produire des apprentissages.

L’autocontrôle du patient : un facteur puissant

Un dernier point essentiel : quand le patient peut choisir certains paramètres de la situation (rythme, ordre des exercices, aide ou pas, feedback ou pas), il apprend mieux que quand tout lui est imposé.

Deux mécanismes expliquent cet effet :

  • Le patient choisit spontanément un niveau de difficulté proche de son challenge point

  • Son engagement motivationnel et cognitif augmente

Chez des patients parkinsoniens en travail d’équilibre sur stabilomètre, ceux qui pouvaient demander ou non l’aide d’un bâton ont mieux appris que ceux à qui l’on imposait la même séquence (Chiviacowsky et al., 2012).

Autrement dit : l’autonomie donnée au patient n’est pas seulement une posture éthique. C’est un facteur d’efficacité clinique.

 

Un cercle vertueux : la motricité améliore la cognition, la cognition améliore la motricité

Quand la cognition améliore la motricité

L’imagerie mentale — s’imaginer accomplir un geste sans le réaliser — améliore les performances motrices chez les sujets âgés (Hamel & Lajoie, 2005) et chez les patients ayant subi un traumatisme crânien (McEwen et al., 2009).

Chez des patients avec Mild Cognitive Impairment (MCI), un programme d’exercices cognitifs informatisés améliore non seulement les fonctions cognitives, mais aussi les performances motrices, et diminue les scores d’anxiété et de dépression (Talassi et al., 2007).

Quand la motricité améliore la cognition

L’inverse est tout aussi vrai. Chez les enfants, les performances physiques sont corrélées aux scores en mathématiques et en lecture (California Department of Education, 2001). Chez les personnes âgées, 40 minutes de marche par jour améliorent la mémoire à court terme (Voss et al., 2012), même chez les plus de 85 ans (Kuyumcu et al., 2013).

Chez les patients parkinsoniens, un entraînement aérobic de 6 mois améliore significativement les fonctions exécutives touchées par la maladie (Tanaka et al., 2009).

Le mécanisme neurobiologique

Le modèle de Petzinger et al. (2013) décrit cette cascade : l’activité physique — à condition qu’elle augmente le rythme cardiaque et qu’elle soit orientée vers un but signifiant pour le patient — déclenche des modifications synaptiques (neurotransmetteurs, épines dendritiques) et cérébrales (facteurs neurotrophiques, neurogenèse, métabolisme sanguin).

Ces changements produisent des bénéfices comportementaux diffus : moteurs, cognitifs, émotionnels, motivationnels.

Point crucial : l’exercice doit être orienté vers un objectif direct. Marcher machinalement sur un tapis roulant n’a pas les mêmes effets qu’une activité motrice engagée dans un but qui a du sens pour le patient.

 

Applications cliniques concrètes

En neuropédiatrie

Chez les enfants avec troubles moteurs (paralysie cérébrale, troubles du neurodéveloppement, dyspraxie), les fonctions cognitives — attention, mémoire de travail, planification — sont fréquemment co-déficitaires.

Les implications sont directes :

  • Privilégier les jeux moteurs orientés-tâche plutôt que les exercices analytiques répétés

  • Utiliser un focus attentionnel externe (viser un objet, atteindre une cible) plutôt qu’une consigne technique interne (« plie ton genou »)

  • Ajuster continuellement la difficulté au challenge point de l’enfant

  • Laisser à l’enfant des choix (ordre des exercices, matériel, environnement) chaque fois que possible

C’est précisément l’esprit de la pédagogie inspirée de la méthode Feldenkrais : ne pas corriger de l’extérieur, mais créer les conditions pour que le système nerveux de l’enfant trouve lui-même des organisations plus justes.

En douleur chronique de l’adulte

Les patients douloureux chroniques présentent typiquement un focus interne pathogène : hypervigilance corporelle, surveillance permanente des sensations, anticipation catastrophique du mouvement. Cette conscience excessive du corps entretient la kinésiophobie et les dysfonctionnements.

Les leviers cliniques :

  • Rediriger l’attention vers l’extérieur (un but, une tâche, un rythme, un objet)

  • Utiliser l’imagerie mentale avant le mouvement pour préparer sans anxiété

  • Proposer des mouvements Feldenkrais lents et exploratoires, sans but de performance

  • Restaurer progressivement l’autonomie du patient dans le choix de ses activités

Chez le patient parkinsonien ou en rééducation neurologique adulte

L’entraînement de la double tâche (marcher + parler, marcher + calculer) devient un axe thérapeutique en soi. Les activités aérobiques orientées vers un but signifiant produisent des effets à la fois moteurs et cognitifs.

L’hippothérapie, la marche en environnement naturel, les activités musicales sont particulièrement adaptées : elles combinent effort physique, engagement attentionnel, motivation et plaisir.

 

Ce que cela change pour votre pratique

Repenser le bilan initial

En kinésithérapie, un bilan qui ne mesure que les paramètres moteurs (amplitude, force, tonus, coordination) passe à côté de la moitié de l’information clinique. Intégrer une évaluation des fonctions attentionnelles, de la double tâche, du focus attentionnel spontané du patient, de ses objectifs ciblés sur des tâches précises, de son rapport à son corps, permet de construire un projet thérapeutique beaucoup plus ajusté.

Repenser la séance

Une séance de rééducation sensorimotrice n’est pas une succession d’exercices standardisés. C’est un espace où le patient apprend, dans un environnement adapté à son challenge point, avec un focus attentionnel bien orienté, et une part significative d’autocontrôle.

Repenser la posture du thérapeute

Le rôle du kinésithérapeute évolue : moins celui d’un correcteur externe qui impose la « bonne » exécution, davantage celui d’un facilitateur qui crée les conditions d’un apprentissage sensori-moteur autonome. C’est un changement de posture profond, qui demande une reformation à part entière.

 

Une critique des recommandations actuelles

Atkinson-Clement et ses collègues pointent un fait notable : la Haute Autorité de Santé émet de nombreuses recommandations aux rééducateurs sur les prises en charge motrices, tandis que l’aspect cognitif n’est pas abordé.

Cette vision uni-modale ne correspond plus à l’état des connaissances scientifiques. Le DSM-5 (2013) a intégré une catégorie « troubles neurocognitifs » qui reconnaît l’intrication moteur-cognitif. Les courants de la cognition située et incarnée montrent que les structures cognitives émergent des couplages sensorimoteurs entre le corps, le système nerveux et l’environnement.

« Penser la motricité et la cognition comme des éléments distincts revient donc à penser l’individu comme incomplet et morcelé. »

Cette citation d’Atkinson-Clement et al. résume à elle seule l’enjeu de faire évoluer nos pratiques.

 

Se former à une approche intégrée

Faire évoluer sa pratique dans ce sens ne s’improvise pas. Cela demande de comprendre les mécanismes neurophysiologiques en jeu, de maîtriser des outils cliniques précis, et surtout de transformer sa posture de thérapeute.

C’est ce que je propose dans les formations du Prisme Corporel, mon organisme de formation certifié Qualiopi, à destination des professionnels de santé :

  • Approche sensorimotrice du nourrisson inspirée de la méthode Feldenkrais — pour les kinésithérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes travaillant avec les nourrissons à risque de troubles du neurodéveloppement

  • Approche multidimensionnelle de la douleur chronique — pour intégrer les dimensions sensorielle, mécanique, inflammatoire, émotionnelle et comportementale dans vos prises en charge

  • Approche sensorimotrice inspirée de la méthode Feldenkrais chez l’enfant de 2 à 7 ans — pour enrichir vos outils cliniques auprès des enfants présentant des troubles sensori-moteurs

Ces formations sont construites autour d’un principe simple : le corps n’apprend pas séparément de l’esprit, et l’esprit n’apprend pas séparément du corps. Elles vous donnent des outils concrets pour intégrer cette réalité dans votre pratique quotidienne, quels que soient vos patients.

 

Pour aller plus loin

Si cet article a fait écho à des questions que vous vous posez sur votre pratique — sur le sentiment que quelque chose vous échappe, sur des patients qui ne progressent pas comme vous l’espérez, sur l’envie d’aligner votre travail clinique avec les données scientifiques récentes — je vous invite à découvrir mes formations sur prismecorporel.fr.

Vous pouvez également me contacter directement pour échanger sur le cursus le plus adapté à votre pratique.

📧 contact@leprismecorporel.fr

🌐 prismecorporel.fr

 

Références bibliographiques

Atkinson-Clement, C., Eusebio, A., & Pinto, S. (2015). De la cognition à la motricité : Une remise en perspective des méthodes de rééducation. Orthomalin.

Beauchet, O., et al. (2009). Stop walking when talking: A predictor of falls in older adults. European Journal of Neurology, 16, 786-795.

Chiviacowsky, S., Wulf, G., Lewthwaite, R., et al. (2012). Motor learning benefits of self-controlled practice in persons with Parkinson’s disease. Gait Posture, 35, 601-605.

Damasio, A.R. (1994). Descartes’ Error: Emotion, Reason and the Human Brain. New York: Putnam.

Guadagnoli, M.A., & Lee, T.D. (2004). Challenge point: a framework for conceptualizing the effects of various practice conditions in motor learning. Journal of Motor Behavior, 36, 212-224.

Hamel, M.F., & Lajoie, Y. (2005). Mental imagery. Effects on static balance and attentional demands of the elderly. Aging – Clinical and Experimental Research, 17(3), 223-228.

Landers, M., Wulf, G., Wallmann, H., et al. (2005). An external focus of attention attenuates balance impairment in patients with Parkinson’s disease. Physiotherapy, 91, 152-158.

Petzinger, G.M., et al. (2013). Exercise-enhanced neuroplasticity targeting motor and cognitive circuitry in Parkinson’s disease. The Lancet Neurology, 12, 716-726.

Saemi, E., Porter, J., Wulf, G., et al. (2013). Adopting an external focus of attention facilitates motor learning in children with attention deficit hyperactivity disorder. Kinesiology, 45, 179-185.

Talassi, E., et al. (2007). Effectiveness of a cognitive rehabilitation program in mild dementia (MD) and mild cognitive impairment (MCI). Archives of Gerontology and Geriatrics, 44(Suppl 1), 391-399.

Tanaka, K., et al. (2009). Benefits of physical exercise on executive functions in older people with Parkinson’s disease. Brain and Cognition, 69, 435-441.

Thon, B., Albaret, J.M., Andrieux, M., & Ille, A. (2016). Processus cognitifs et apprentissage des habiletés motrices. Revue de Neuropsychologie, 8(2), 87-92.

Voss, M.W., et al. (2013). The influence of aerobic fitness on cerebral white matter integrity and cognitive function in older adults. Human Brain Mapping, 34, 2972-2985.

Wulf, G., & Prinz, W. (2001). Directing attention to movement effects enhances learning: a review. Psychonomic Bulletin & Review, 8, 648-660.

Yogev, G., Hausdorff, J.M., & Giladi, N. (2009). The role of executive function and attention in gait. Movement Disorders, 23(3), 329-472.

 

À propos de l’auteure

Rebecca Bardet est kinésithérapeute D.E. spécialisée en neuropédiatrie et douleur chronique, praticienne de la méthode Feldenkrais (18 ans de pratique), fondatrice du Prisme Corporel, organisme de formation certifié Qualiopi. Elle forme les professionnels paramédicaux aux approches sensori-motrices et à l’intégration cognition-motricité dans leurs pratiques cliniques.

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Pour aller plus loin (avant de vous partager des ressources gratuites en bas de page) :

Formation ” Approche sensorimotrice du nourrisson basée sur l’observation des réflexes archaïques

  • 14h de présentiel /7h de distanciel
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  • du 19 au 21 novembre 2026

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  • 750€ (e-learning seul), FIFPL pour les ergothérapeutes et kinésithérapeutes, demander les variations de programme par mail. 
  • Modules : méthode Feldenkrais, régulation du tonus, 14 réflexes archaïques, profil sensoriel
  • Contact : bardetrebecca@yahoo.fr | 06 37 24 11 66

Rebecca Bardet Masseur-Kinésithérapeute D.E. formée à la Feldenkrais Formatrice en neuropédiatrie et douleur chronique Organisme de formation Le Prisme Corporel

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Ouvrage qui ose tenir un discours nuancé, et qui vous aidera à mieux comprendre l’ensemble des enjeux qui se construisent autour de la polémique des réflexes archaïques mais aussi de la rééducation sensorimotrice.
écrit par Rebecca Bardet, Kinésithérapeute et formatrice
D’un côté, des instances professionnelles qui déconseillent toute formation aux réflexes archaïques.

De l’autre, des patients qui ne progressent pas comme attendu — et des collègues qui rapportent des résultats cliniques que vous ne pouvez pas ignorer.

Entre les deux : un débat polarisé, des formations inégales, des discours “tout-curatifs” qui discréditent un champ clinique entier.

Et vous, au milieu, qui cherchez simplement à bien faire votre métier.

Ce livre vous apporte un recul critique, étayé grâce à la littérature scientifique.

Pas une méthode de plus à appliquer. Pas des certitudes prématurées. Mais une cartographie écrite avec un besoin d’honnêteté de ce que la science sait, de ce qu’elle suppose, et de ce qu’elle ne sait pas encore.

Consulter le sommaire et un extrait ici

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